Saturday, 2 October 2021

Pas d'étiquettes, pas de frontières : je n'entre pas dans les cases...

Je ne crois pas aux paquets de croyances auxquels on puisse souscrire. Je crois en l'expérience. En la mienne. Mais pas que... Car il y a bien des choses que des personnes expérimentent, des choses qui n'ont jamais encore fait partie de mon quotidien. Et comme je ne suis pas "ego-relativiste", je crois ce que les autres vivent, en matière d'évolution spirituelle et de connaissances métaphysiques. 

Pour ma part, il serait difficile de me mettre une étiquette, de m'entrer dans une boîte. Je n'appartiens à aucun mouvement. 

Les regroupements réglés par des doctrines (lesquelles sont fixées par des humains comme nous) ont toujours causé des frontières, des enfermements et des conflits de croyances. 

L'humain peut faire mieux que ça. Enfin, je l'espère. 


Je suis certainement une spirituelle, une priante, une méditante, une contemplative, une active dans les actes de solidarité, une chercheuse en métaphysique, une curieuse avide de compréhension et de sciences (univers, cerveau, etc). Mais en aucun cas, une dogmatisée de la cervelle. Une humaine, oui, donc avec ses défauts qui se corrigent avec le temps. 


Voilà qui est posé, qui est éclairci.  Pas d'étiquette. Je m'estime plus large qu'une étiquette terrestre (exemple: catho, protestant, ceci, cela, etc). Une âme, c'est du domaine de l'immortel et de l'ineffable. Son idéal est la spontanéité dans la vie, et non la "pré-définition". 

Il m'arrive régulièrement d'emprunter des éléments aux chrétiens, puisque le message du Christ m'est clair comme de l'eau sortie de la source. Cependant, ne confondons pas les choses... Entre la Source de lumière et soi-même, doit-il y avoir une autorité hiérarchique au contrôle de nos pensées, se faisant le porte-parole de Dieu? La réponse est évidente. 

Je ne vois pas comment l'Homo sapiens peut grandir et se responsabiliser, en toute conscience, si c'est un assisté de la conscience. 

Tourner le regard vers le haut, vers plus éclairé que soi, oui (les éveillés, les Saints, etc). Cela peut constituer une nourriture spirituelle non négligeable. De là à s'enfermer dans des frontières idéologiques... 


Voilà. C'était le petit mot de la journée. 


Bon weekend !

:)



Erdeven, Kerhillio

Erdeven, Kerhillio



#LynnCurral 

Friday, 1 October 2021

Sur la nécessité de l'esprit transdisciplinaire dans le monde

La "transdisciplinarité" essaie de se frayer un chemin dans notre société dite moderne. 

C'est une posture intellectuelle qui consiste à considérer le flot d'informations traversant "par et au-delà" les domaines de connaissances formant un ensemble complexe. La définition sera détaillée plus loin. 


Pythagore
Pythagore


Du temps de la Grèce antique

Nombre de savants dans la Grèce antique pensaient déjà de manière transdisciplinaire, c'est-à-dire qu'ils ne séparaient pas les domaines de pensée comme on découperait une âme en plusieurs parties distinctes. Ils n'avaient pas pour objectif de se spécialiser dans une seule matière et de négliger le reste de l'ensemble de la réalité dynamique des connaissances. 

Ces chercheurs alimentaient des questionnements autour des mystères de l'existence, de la nature et de l'origine des choses, à savoir le cosmos, la matière, les forces physiques ou motrices, les proportions, la conscience, l'âme, l'invisible. Cette propension spirituelle aidait certainement ces chercheurs à être sur des plans de perception plus élevés, pour ainsi dire. 

Il est intéressant, par ailleurs, de savoir que le mot cosmos vient du grec ancien κόσμος, kósmos, signifiant "monde, ordre, bon ordre". 

L'ordre du cosmos a toujours animé des débats, des réflexions personnelles, une contemplation qui ne se fatigue jamais, un sentiment intime pour le Beau et le Vrai. Platon est souvent cité à ce propos. 

Ces chercheurs ont manifestement éprouvé une curiosité insatiable, voués à une recherche personnelle et autonome qui s'aventure dans l'inconnu, marchant seuls dans l'obscurité, courageusement, sans savoir ce qu'ils allaient y trouver. L'intuition, l'observation et la propension à vouloir savoir de quoi la vie est faite, jusqu'à son univers tout entier, éveille le chercheur, l'inspire, le rend plus sensible au kósmos

Ces chercheurs de la Grèce antique pouvaient être aussi bien astronomes, que mathématiciens, géomètres, physiciens, philosophes, métaphysiciens, politologues, géographes, etc. Ce n'était pas un problème. Pour ne citer que quelques exemples, il y avait Pythagore, Thalès, Démocrite, Parménide, Héraclite, Hipparques. 


Aujourd'hui

De nos jours, cette qualité est qualifiée de transdisciplinaire. Elle a toujours existé et elle existera toujours. 

Dans la culture occidentale moderne, la transdisciplinarité est simplement plus discrète chez l'individu. L'esprit transdisciplinaire se cache le plus souvent derrière une étiquette où s'inscrit une spécialité diplômante qui donne du crédit et du sérieux à la personne pour sa compétence. Mais la spécialité n'oblige pas l'individu à penser à l'intérieur des frontières de sa discipline d'activité. 

La perception peut s'étendre de telle façon qu'on peut appréhender au moins quelques-uns des thèmes intriqués : économie, mathématiques, biologie, écologie, médecine, physique nucléaire, astrophysique, cosmologie, métaphysique, etc., avec une attitude transdisciplinaire. 

Je citerai quelques exemples de personnalités marquées par cette sensibilité, d'après ma culture et mon observation. En voici donc: Aurélien Barrau, Yuval Noah Harari, Basarab Nicolescu, Jean Staune, Edgar Morin, Trinh Xuan Thuan, Albert Jacquard. Il y a même Alexandre Astier, connu dans le monde du spectacle mais qui s'avère être polymathe et chercheur. 

Et beaucoup d'autres encore, connus ou anonymes. Peut-être votre voisin, votre cousine, vous-même. 


Qu'est-ce donc la transdisciplinarité ? 

Ce terme, introduit par Jean Piaget en 1970, signifie par étymologie "ce qui passe à travers et au-delà" (trans) des disciplines, ces dernières provenant du discipulus latin signifiant "élève, en qualité de personne consacrée à un apprentissage". 

La transdisciplinarité est généralement qualifiée de posture scientifique et intellectuelle ayant pour objectif la compréhension de la complexité du monde moderne et du présent. 

Nous pouvons considérer au moins six principes : 

1- Tout, absolument tout est relié, communiquant.

2- La Réalité n'est pas morcelée dans des zones isolées les unes des autres. 

3- Le système est complexe : les niveaux d'informations sont à la fois dynamiques, en mouvement permanent, et en interdépendance avec d'autres niveaux d'informations dynamiques.  

4- En conséquence du troisième point, le tout complexe est un système ouvert. 

5- Considérant les quatre principes précédents, l'humain est inclus dans l'ensemble interdépendant informationnel dynamique et ouvert. 

6- Le tout est traversé par un "flot" branché sur toutes les strates informationnelles. Ce "flot" est appelé "tiers-inclus" par Basarab Nicolescu, inspiré par les travaux de Stéphane Lupasco. 


A partir de ces principes, nous comprenons que connaître plus ou moins une sphère d'information puis une autre puis une autre, ça ne permet jamais d'arriver à la maîtrise d'une problématique complexe, d'où une bonne part d'ignorance dans les décisions que nous prenons, que ce soit dans la vie publique ou dans la vie personnelle. N'oublions pas que les sphères d'informations sont dynamiques et non statiques, et qu'elles font partie du tout interdépendant. L'individu, aussi doué puisse-t-il être, ne peut pas connaître l'intégralité d'un problème complexe par le biais disciplinaire au sens restreint du terme, c'est-à-dire à l'intérieur d'une case. Il y a toujours des parties qu'on ignore, d'autant plus que l'information est dynamique et évolutive, je le répète. Si le plus performant des esprits ne peut maîtriser la compréhension d'un problème complexe global, le "tiers-inclus" traversant le tout serait cependant la clef d'une approche plus ancrée dans la Réalité (ou hyper-réalité). Il faut oublier les frontières. 

Une histoire de qualité de lien... L'inclusion dans le mouvement du "flot", en quelque sorte. 


Des décisions plus réalistes

De l'attitude transdisciplinaire émaneraient des décisions plus lucides car beaucoup moins dépendantes des enfermements idéiques, ces derniers étant souvent dus à des spécialisations à outrance dont les frontières ignorent plus ou moins le reste du champ dynamique des connaissances. 

Notre mode de pensée est généralement concentré sur une chose puis une autre pour prétendre à la compréhension d'un système. Nous sommes entraînés à avoir une pensée fragmentée. Même la conception de l'identité de la personne est biaisée, limitée, fragmentée. Son appréciation dépend d'une boîte ou d'une autre. C'est comme l'opinion, elle est trop facile. Elle est limitée par son adhésion à une représentation, personnelle ou collective. L'opinion ne relève donc pas d'une quête de compréhension. 

Nos jugeons souvent les situations de manière superficielle, biaisée, linéaire, rapportée à nos intérêts personnels bien plus qu'à la Réalité telle qu'elle est. Nous sommes entraînés à penser de manière fragmentée, à apprendre dans des boîtes, l'une après l'autre. C'est là un mode de pensée plus ou moins étroit, limité par un niveau de perception statique et localisé, alors que la transdisciplinarité est vue comme une perception étendue à la dynamique de ce qui est, autant que possible. 

Bien que nos points de vue ou biais de perception personnelle ne puissent se réduire à néant, ils seraient franchement atténués, au profit d'une plus grande appréciation de ce qui est

Avec telle approche, les décisions politiques, entrepreneuriales, le système éducatif, la gestion de la biosphère, seraient certainement différents. 

La transdisciplinarité est donc aujourd'hui de plus en plus reconnue et recherchée dans le monde car elle n'est que la traduction du reflet de la nature et du cosmos en soi : un système complexe, en mouvement et donc ouvert, avec un tiers-inclus informationnel communicatif.


La transdisciplinarité serait une chance d'évolution pour l'Homo sapiens. C'est pourquoi des conférences, groupes de réflexion, publications, expérimentations, se multiplient dans divers secteurs. 

Le progrès peut sembler lent, mais il est bien enclanché. Le système éducatif reconnaît la nécessité de la transdisciplinarité et essaie de mettre en place des activités "transversales" depuis quelques années. C'est le début du projet transdisciplinaire. 


Héritage de Basarab Nicolescu

Dès lors qu'on évoque ce sujet, ce n'est pas sans le nom de Basarab Nicolescu. C'est en tombant sur l'un de ses ouvrages par hasard chez un éditeur que j'ai fait des recherches à son sujet et que j'ai été initiée aux travaux sur la logique du tiers-inclus et la transdisciplinarité. Je me suis passionnée pour ce thème parce que j'avais les mêmes convictions, les mêmes sentiments. 

Basarab Nicolescu est précurseur de la communication de la Transdisciplinarité et du Tiers-Inclus, à la suite de Stéphane Lupasco

Physicien franco-roumain, fondateur du CIRET (International Center for Transdisciplinary Research)B. Nicolescu occupe une chaire à l'Académie des Sciences en Roumanie. Depuis plusieurs décennies, il oeuvre à l'introduction de l'approche transdisciplinaire dans le monde, notamment dans le milieu éducatif, universitaire. B. Nicolescu expose, à travers ses actions, cette posture intellectuelle selon laquelle on peut vraiment approcher un système complexe de niveaux intriqués d'informations, avec la logique du tiers-inclus. 


On peut trouver son manifeste de la Transdisciplinarité ici (éditions du Rocher, 1996) :

https://basarab-nicolescu.fr/BOOKS/TDRocher.pdf


"La transdisciplinarité est menacée de mort précoce :

devenir, elle aussi, une discipline." - Citation de Basarab Nicolescu





Représentation symbolique de la complexité connective
Lynn Curral



Monday, 27 September 2021

Mon commentaire suite à l'allocution du pape François sur l'élitisme

Le 26 septembre 2021, le pape François remonte les bretelles aux catholiques, il demande aux chrétiens de ne pas se considérer comme une élite. 

Voici mon commentaire enclenché par une discussion. Je le partage : 


« Les vrais chrétiens sont les suiveurs du Christ : c'est à leur amour qu'ils se portent les uns pour les autres qu'on les reconnaît. Cela sans distinction d'appartenance religieuse ou de caste sociale ou que sais-je encore. 

Il est aussi dit que celui qui aime Dieu alors qu'il n'aime pas ses frères et soeurs en humanité est un menteur. 

C'est d'abord ça qui compte et non pas la forme sous laquelle on veut croire à telle ou telle formule, repéter des mots par superstition, etc. La spiritualité telle que Jésus la concevait à la base est la meilleure. Le reste, toutes les spéculations intellectuelles, cause des divisions entre personnes, entre différentes églises, entre religions du monde.


Par ailleurs, le monde humain manque d'esprits véritablement chercheurs.  Chercher la vérité n'a jamais été amené sur un plateau. C'est l'épreuve qui donne à trouver qui l'on est vraiment. Ainsi on reçoit Dieu en vérité tôt ou tard, selon l'Esprit et non pas selon nos pensées étroites et capricieuses. 

Si l'on n'a pas d'intérêt pour l'expérimentation de la vérité par soi-même, on a un esprit étroit qui ne cherche que l'adhésion à des concepts, au nom d'une sécurité personnelle. 

Combien de gens élitistes avons-nous donc vus, "bon chic bon genre", et qui ne connaissent même pas Dieu alors qu'ils le prônent dans leurs "clubs"? 


Si vraiment on est habité par Dieu, on aime les autres sans y chercher un intérêt, sans les barrières de la peur, et on est alors capable d'amitié avec le genre humain, au lieu de se replier dans sa chapelle pour son petit confort, pour se faire croire que plus on vénère des cultes et plus on va mériter un Ciel, motivés par la peur de la mort plutôt que par l'amour en soi. 

Avec Dieu, l'Être au-delà de tout nom, tout dépend de l'amour. Seulement de l'amour. Cet amour qui est même mystique quand il est du Ciel. 

Le Ciel en nous, dès ici-bas... 


Les évangiles expliquent déjà toutes choses sur l'appel de l'âme. Il n'y a qu'à suivre  l'évangile complètement et non pas les quelques principes humains qui nous arrangent... 

Et c'est justement à cause de ces manquements que beaucoup de chrétiens sont vus comme des hypocrites, à juste raison. » 


Mon deuxième commentaire, après l'intervention d'une personne qui dit être devenue athée à cause des guerres de religion : 


« Et j'ajouterais que le message du pape François est aussi valable pour toute personne, croyante ou non croyante, de la plus athée à la plus spirituelle. Peu importe. 

Un athée peut être aussi hypocrite que quelqu'un qui se prône bon chrétien. Bien souvent la personne veut se penser meilleure qu'une autre, surtout que l'humain a une forte tendance à se comparer, malheureusement, au lieu de s'occuper de son chemin de vie à lui et de ses propres obscurités. 

En général, en étant athée, on se fait rebelle au Dieu de l'Univers, on lui tourne le dos. Qui ne l'a jamais fait ?... J'ai déjà rejeté Dieu dans ma jeunesse car je n'avais pas compris. 

Tant de gens le font, et c'est compréhensible au vu des déceptions que l'on peut vivre ici-bas. Puis certaines religions nous donnent l'image d'un Dieu qui n'est pas la bonne. 

Faisons attention à ne pas faire trop facilement la confusion entre les religions organisées avec leurs conflits idéologiques, et la quête de vérité que nous sommes chargés de mener. 

Je ne vois pas en quoi on devrait d'emblée rejeter l'Évangile apportée par le Christ (jusqu'au prix de sa vie), avant même de l'avoir lue et mise à l'épreuve. Soyons honnêtes. 

Par ailleurs, il est souvent préconisé de demander à Dieu si tout cela est bien vrai, du fait même qu'on veuille être vrai soi-même. Celui qui est sincère obtient toujours une réponse. 


Pourquoi est-ce notre tâche et de notre responsabilité de chercher la vérité ?  Tout simplement parce que nous sommes des êtres de pensée et que nous sommes appelés à élargir la conscience jusqu'à disposer d'une Raison de plus en plus éclairée. Quand ça devient le cas chez l'individu en progression, il cherche jusqu'à trouver. C'est alors qu'il sera touché, sans s'y attendre, par l'indescriptible, l'ineffable, la lumière, la Beauté vivante, en laquelle la mort n'est point. 

Les témoignages sont assez nombreux. 


Il est bien triste de voir que la société éduque l'humain de sorte à en faire un consommateur plein d'opinions et qui prend des opinions pour de vraies pensées. Mais une opinion n'est aucunement du ressort de la recherche approfondie de ce qui est vrai, en commençant sur soi-même. Et lorsque l'humain se regarde jusqu'au fin fond de sa misère, c'est plus difficile que ce qu'il n'a pu le croire. 

Ainsi le chemin spirituel n'a rien à voir avec les activités du bien-être, différence bien comprise par moult penseurs, orateurs lucides ou tous individus éclairés. Le chemin spirituel peut être comparable à une montagne à gravir. Ou à un puits très profond dans lequel on s'aventure. Je crois par ailleurs que c'est ce dernier qui est le point de départ. Souvent, chercher la lumière à l'intérieur c'est comme chercher une aiguille dans une botte de foin vu la vastitude de l'obscurité du ciel nocturne, surtout pour les coeurs de pierre. Mais on finit toujours par trouver son étoile.  

Il est question d'effort et de volonté personnelle. 

Soit on a le goût de la vérité, soit on ne l'a pas. Chacun est comme il est, avec les besoins du moment. 

Mais les chercheurs seront souvent incompris, notamment jugés et moqués (voire crucifiés) par les individus qui ne peuvent pas comprendre. Quand ces derniers sont menés par leurs propres opinions ou des opinions d'emprunt, et par leur orgueil, ils prennent leur cas pour une généralité, c'est-à-dire pour une mesure de comparaison. Les humains se comparent trop entre eux, n'est-ce pas ! 

L'individu qui n'est pas intéressé par une quête approfondie aura tendance à dire par exemple que pour lui Dieu n'existe pas et que donc il n'est pas possible que certaines personnes aient vraiment rencontré la divine lumière, l'indescriptible, l'impérissable. Et même avec cette expérience qui ne s'oublie pas, on doit se méfier de soi-même et bien prendre garde à ne pas retomber dans l'orgueil et les vanités. Rien n'est acquis, on doit alimenter le feu. 


À propos du libre arbitre, chacun est libre de devenir vivant ou de rester à moitié mort. En étant simple consommateur, en se prenant pour des malins, des intelligents regardant la télé, les écrans, allant acheter tout ce qui se fait, tous les divertissements qui se vendent, en suivant les modes, on demeure superficiel. Comment alors pourrait-on développer un argument solide contre la nécessité absolue de la quête du Vrai ? C'est peu probable. 


Tant qu'on ne se met pas en recherche de la vérité jusqu'à la trouver, je ne vois pas comment on peut se dire tout à fait honnête. C'est là un problème important à soulever dans nos cultures, nos sociétés, nos ethnies. 

Évidemment, par le mot "vérité", je n'engage aucune idéologie spécifique. D'autant plus que je me réfère à un fond, sans forme limitée, un fond sacré, donc non formalisable. Pénétrant et impénétrable. 

Le débat sur l'idée est vain. Le contact avec l'Être ne peut qu'être personnel et intime. Il est raisonnable de le préciser car les opinions mauvaises attaquent toujours le mot "vérité", de manière assez dogmatique, dirais-je. 

Libérons les potentiels! 

Pour libérer la pensée et les vertus, ne faudrait-il pas enseigner la philosophie en mode maïeutique dès l'école primaire ? Ce serait un début pour libérer les potentiels, la curiosité inépuisable, l'énergie vitale et mentale, la capacité d'émerveillement et de contemplation. 


Enfin, on dit toujours que la finalité est la compréhension du cœur, à commencer par l'amour absolument gratuit et inconditionnel pour son prochain. Encore faut-il baisser la garde, écraser l'orgueil, se faire tout petit, demander. Alors peuvent se fissurer les barrières autour du cœur pour laisser entrer un rayon de lumière céleste, par une brèche. C'est le début d'une transformation, celle qu'on appelle le cœur de pierre devenu cœur de chair. 

Et cela est bien la voie initiée par le Christ Jésus, lequel a été envoyé dans le monde pour éclairer ceux et celles qui veulent être éclairés et entrer dans le véritable chemin. Or le chemin, il faut le parcourir soi-même, comme un grand ; personne ne peut le faire à notre place. Il faut bien faire la distinction entre regarder le chemin de l'extérieur et le parcourir de l'intérieur. Marcher dans le chemin est un véritable engagement. Ça ressemble bien à une consécration, il n'y a pas de demi-mesure. Soit le oui veut dire oui, soit le non veut dire non. 


Je suis persuadée que l'Être créateur de l'univers ne perdra aucun des siens. L'amour l'emportera. Il est vainqueur. 


Tant qu'on ne demande rien à Dieu, tant qu'on ne lève pas les yeux vers plus haut que soit, pensant qu'on peut tout savoir par soi-même, on est dans l'illusion. » 



Chapelle Sainte Barbe, Roscoff, pays de Léon, Finistère, Bretagne



L'allocution du pape François : 

https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2021-09/angelus-pape-francois-26-septembre-2021.html



Wednesday, 7 July 2021

The Surgeon of Crowthorne: A Tale of Murder, Madness and the Making of the Oxford English Dictionary, by Simon Winchester





This is a little commentary on the book

First I felt a bit lost because the author tended to go to Minor's story with details about that part of London where he lived and committed murder, then to the dictionary topic, with plenty of names that don't relate to anything the reader knows about, unless one is already a specialist in this matter. Then back to Minor, and back to the early stages of the dictionary. 

I finally was totally into it, with keen interest, as the story unveiled more clearly. 


Winchester told this story very eloquently. Piece of art. It's the story of a challenging undertaking that lasted 70 years ! And madness took part in the creation of the OED. 


I so much enjoyed this enthralling book that I purchased a second book by the same author : 

The Meaning of Everything (The Story of the Oxford English Dictionary). This one is much more detailed on the creation of the OED and the method, with additional photographs. 



On the movie based on this book

The Professor and the Madman (2019). 

Starring Mel Gibson as James Murray. 


I found it very touching and accurate on the overall, despite some romanticized parts. 

It's difficult to portray all details of the story of the monumental OED and the friendship between Murray and Minor within the length of a movie. But the making of the dictionary was well shown in it (pigeon-holes method, thousands of slips of paper to sort, etc). 

Traditions, intellectual communities, debates, friendships and the strange case of a crazy contributor to the dictionary have caught my deep interest. 

I think Minor's madness combined with genius was a strange and providential case to that Oxford Dictionary, letting his name forever engraved in it, considering his large and brilliant contribution. 

And that Murray of course, of a brilliant mind, is also unforgettable. 





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#Winchester

#SimonWinchester

#TheProfessorAndTheMadMan

Sunday, 2 May 2021

Les stations balnéaires de Bretagne - Attention aux mythes et légendes

Je viens d'entendre une connerie sur France 3 après les news régionales:

"À Carnac, station balnéaire depuis 10 000 ans".

Voilà pour la publicité. 

😂 Apparemment, certaines personnes se permettent tout, se disant que si la télé le dit... c'est que c'est vrai : les gens sont censés le croire.

A moins que leur blague soit à prendre au second degré. 

Nous étions censés rigoler. Ah ben oui ! 


Depuis quand les stations balnéaires existent? 

Les premières stations balnéaires ont été créées dans les années 1700 par les Anglais d'après l'encyclo. 


Alors les 10 000 ans (donc 8000 av JC)... Il suffit d'avoir lu un peu d'histoire du monde pour savoir qu'il y a 10 000 ans, c'était plutôt le début de la sédentarisation des peuplades d'Homo sapiens, qui étaient généralement nomades. Quoique ce n'était pas encore établi. D'après les trouvailles archéologiques, on compterait environ 2000 ans de plus avant de constater ce nouveau mode de vie. Le néolithique (âge de la pierre polie) se préparait. L'agriculture et l'élevage allait bientôt devenir un mode de vie pour garantir une plus grande sécurité à la famille et à la tribu. Les humains étaient bien loin de connaître les installations touristiques. 


Bref. Sachons aussi ne pas confondre le balnéaire avec le thermalisme. Ce dernier est bien plus ancien et il regroupe les activités liées à l'usage des eaux thermales. Les sources historiques remontent au VIe siècle av J-C en Grèce et Sicile.


Heureusement que la télé n'est pas une source de culture 😁  (surtout quand des agences publicitaires font de la pub). 


Ouvrir l'œil, toujours ouvrir l'œil.


Pour le petit rappel, une station balnéaire (du latin statio, de stare : « se tenir debout » et de balnearium, de balneum : « bain ») est un lieu de séjour situé en bord de mer ou tout autre endroit présentant des bains. Parfois une ville littorale est même créée à partir de l'attraction de la station balnéaire. 

Voici un article que j'ai trouvé sur l'historique des stations balnéaires bretonnes :


https://www.letelegramme.fr/_amp/867/12641867.php


Dinard (35), sur la côte d’Emeraude (Collection Alain et Claudine Lamour)

Source: https://www.letelegramme.fr/_amp/867/12641867.php


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#stationbalnéaire

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Monday, 26 April 2021

Réfléchir avec Ivan Illich - La "société des plaies et des pansements" ou le pseudo-progrès


Bienvenue sur mon blog. 
Je partage aujourd'hui un coup de cœur pour Ivan Illich et son génie. 
Ce grand Homme mérite d'être connu du grand public et non pas seulement des sphères intellectuelles. C'est pourquoi mon précédent article portait sur sa vie et son œuvre que j'ai résumées de manière concise. 
Tout en transmettant des éléments d'information sur ce visionnaire d'envergure, notamment les vidéos que j'ai appréciées, je propose aujourd'hui une réflexion qui ne s'arrête pas au concept mais qui se veut aussi pragmatique, utile et proche de la réalité que possible. Mes propositions sous-tendent l'espoir dans les humains pour l'instauration de la justice dans le monde. 
Bonne lecture et bonnes réflexions ! 


Ivan Illich

Après ma récente découverte du journaliste écrivain Jean-Michel Djian grâce à son article paru en première page du journal Ouest France le 23 avril 2021 sur un tout autre domaine, j'ai fait des recherches sur cet auteur remarquable dont la sensibilité fait écho en ma personne. C'est en quelque sorte la rencontre des esprits. 

Je découvre qu'il diffuse une riche documentation sur Ivan Illich et son oeuvre. Et c'est surtout sa façon de comprendre l'étendue du message d'Illich qui m'interpelle. Jean-Michel Djian fait partie de ces rares personnes réceptives à la globalité d'un monde, d'une personnalité, alors que bien des gens ont tendance à tout entrecouper et ne prendre d'une personnalité ou d'une oeuvre que ce qui les intéresse pour justifier leurs propres opinions sur un domaine. C'est par ailleurs, à mon sens, une posture intellectuelle quelque peu malhonnête. Si l'on aime une personnalité (ou son proche) pour son aura et son oeuvre, on la considère tout entière. On n'est pas motivé par un ego, celui-ci qui pose des filtres dénaturant le message initial, alors coupé de son contexte. Jean-Michel Djian est remarquable par une sensibilité qui s'entend très bien avec celle d'Ivan Illich, par la capacité de tout prendre de la personne sans jamais la réduire à une ou plusieurs étiquettes. Car il a capté l'esprit central. 


Je me trouve alors à nouveau face aux défis intellectuels d'Ivan Illich, duquel j'ai trois ouvrages dans ma bibliothèque. Une personnalité de génie qui m'a jadis rappelée à mes propres réflexions et propositions, comme celles que j'avais transmises au ministère de l'Education sur rendez-vous à Paris. 


Jean-Michel Djian
Jean-Michel Djian


Dans la vidéo ci-dessous, l'interview de Jean-Michel Djian révèle le génie d'une rare envergure de cette personnalité grandement lucide et visionnaire. Ivan Illich avait déjà prévu la direction que le monde prendrait et ses effets néfastes. Par exemple les individus de plus en plus déresponsabilisés depuis que tout est relégué aux institutions globales...  

Ensuite, seront affichées d'autres vidéos ainsi que mes réflexions sur ce que j'appelle la "société des plaies et des pansements ou le pseudo-progrès". 



https://youtu.be/71Db6vTwHzo


Voici Ivan Illich lui-même : 



"L'école est à la racine de la spiritualisation du capitalisme."

"On a traduit 'croissance personnelle' par 'éducation correspondant à la scolarité obligatoire', faisant de l'éducation et des savoirs une MARCHANDISE produite sous contrôle d'Etat. Or le savoir devient rare du moment qu'il devient une marchandise. C'est comme toute problématique liée aux traitements sociaux : ceux-ci sont des marchandises."  Ivan Illich 


Ma pensée corrobore les propos d'Ivan Illich. Ainsi j'ajoute


Nous sommes esclaves du système marchand. Et nous avons peu de savoirs pratiques (assister une personne en urgence vitale, etc), comme le souligne Ivan Illich qui affirme que nous ne savons pas grand-chose. Nous pouvons, avec lucidité, comprendre que l'école n'est pas suffisante pour comprendre la vie et les pratiques nécessaires au quotidien réel, puisque les savoirs sont vectorisés dans un sens restreint et contraint par l'institution publique, en vue de la marchandisation de l'individu pour la grande masse, elle-même transformée en capital. 

Globalement, en ce siècle dit "moderne", la vie humaine, de l'enfance à la vieillesse, est de moins en moins du ressort de l'humain lui-même. Il est déresponsabilisé de sa fonction naturelle pour que tout soit remis entre les mains des grandes institutions, dans une vie de plus en plus globaliste. La proximité est détériorée par un mode de vie soutenu par tous les individus qui vouent leur temps à la capitalisation de leur être pour le service marchand, consolidant encore et toujours plus l'institutionnalisation de la vie. Cette dernière devient ainsi tout à fait informationnelle, segmentée, classée, informatisée. La machine est aux commandes. La fluidité de la vie entre personnes s'appauvrit, elle se bloque. 

Enfin, l'individu se trouve dépersonnalisé : il vit dans un monde si élargi qu'il ne compte plus comme il compterait dans une famille au sens large, une communauté d'enracinement. Il n'est plus la personne singulière du groupe. L'individu nage quelque part sur une soupe gigantesque, technico-mondiale. Il devient comme un anonyme optionnel et remplaçable. Au nom du progrès infini (accompagné de la décadence humaine et de la complexification) malgré un monde fini, on ne se rend pas compte qu'on est au royaume des insensés. Dans cette folie, on n'a plus tellement besoin de la dynamique vitale de la proximité spontanée : l'humain est facilement remplacé par une diversité d'objets qui occupent l'esprit et font écran aux relations. 

On n'arrive plus à faire de sorte que le monde soit petit, relié, proche et donc simple. On est en train de perdre le sens de la spontanéité conviviale! Le lien est le sens même de la notion de Logique. Le lien entre éléments, les liens dans le Vivant et donc entre les humains. Fractionner la vie est illogique. Quand on compartimente la vie au sein même d'un système trop grand (globaliste), tout devient de plus en plus conceptuel : on casse les liens tangibles, simples et logiques, pour les remplacer par des idéaux conceptuels et abstraits. Quant au concret, la complication s'installe. 

Pour trouver un champ relationnel autour de soi, du "lien social" (terme quasi-commercial), la société dite "moderne" nous organise de manière institutionnalisée : il faudra avoir systématiquement recours à des organisations déclarées (associations, clubs payants, etc) pour créer du lien, lequel cesse d'être naturel. 

Ainsi le monde s'articule dans des boîtes! Nous pourrons même dire que ce sont des boîtes étiquetées à la superglue. 


La solution était la simplification en rendant le monde petit, dans tous les recoins du monde. Des petits mondes où la vie humaine s'articule, des sphères qui ne sont pas coupées des autres car elles communiquent entre elles. 

Nous savons tout cela mais nous ne pouvons rien. Nous nous sentons impuissants. La machine est lancée et elle s'arrêtera le jour où elle sera détruite. Et sauve qui peut!  Car en général, on va jusqu'au bout des expériences. Même dans la connerie. 


S'il y a quelque chose que nous pouvons faire, ce sont les petits gestes pour l'allègement du poids de la vie en nous soutenant les uns les autres, en commençant par le voisin, la famille et les amis. Nous pouvons apprendre à être profondément attentifs. Nous pouvons dès aujourd'hui remettre en question tout notre mode de vie consommateur, nos types d'habitations barbares, les inégalités entre les privilégiés et les pauvres, et tout ce que nos intuitions profondes nous inspireront dans la justice. 

Tout système tombe de lui-même quand on cesse de l'alimenter. Mais l'humain n'est pas doté d'une très grande intelligence adaptative: c'est un animal entêté. Ainsi il continue dans sa trajectoire jusqu'à être forcé au changement par de dures épreuves qui lui incombent. 

Admettons que le monde se fracasse bien douloureusement dans environ 80 ans, ce sera alors la possibilité d'un renouveau parce que les humains restants n'auront pas d'autre choix. Quand on n'a plus rien à perdre, l'excellence renaît de ses cendres. Nous savons bien que l'humain change plus aisément sous la contrainte. 

En attendant, la grande machine règne, devenue le dieu de notre civilisation. Le fait est que tout humain a besoin de mettre sa foi dans quelque chose pour déterminer sa raison de vivre et ses motivations. Alors il y consacre son âme. C'est en quelque sorte une foi avec ses cultes, comme celui de l'image, de soi et des autres. Il y a aussi le culte d'un matérialisme toujours croissant, l'exploitation et tout ce qui s'y rattache.  Cela pourra faire l'objet d'un thème très intéressant à développer ou à débattre: l'illusion des dogmes et cultes en tous genres dont l'individu n'a pas nécessairement conscience. Chaque ère a ses mythes. Ce que veut l'humain, c'est se remplir de quelque chose, d'un idéal, même illusoire si nécessaire. Car le vide a toujours fait peur. Il peut cependant être judicieux d'accepter le vide de l'existence pour explorer, au fond du puits de la conscience, les profondeurs de l'Être qui font notre authenticité, le vrai, le beau et le bien. 


En attendant de parvenir à choisir nos vies de manière libre, autonome et responsable, nous serons toujours les mêmes consommateurs consommés ! Sauf pour quelques minorités, l'ère Covid n'aura rien changé si ce n'est qu'elle nous aura un peu bousculés, poussés dans nos retranchements. 


Cette part de réflexion est bien positive car réaliste. 

Il serait profondément candide et naïf de dire "tout est bien dans le meilleur des mondes". L'optimisme béat serait une excuse pour fermer les yeux, alors que de plus en plus de malheureux sont perdus dans la grande soupe globaliste. Je pense par exemple aux personnes esseulées, aux personnes âgées qui sont presque systématiquement abandonnées dans les hospices (la norme appelle ça EHPAD), les peuples qui ont faim et soif, les enfants et adultes qui ont des difficultés à s'adapter à l'exigence sociétale et productiviste à cause de particularités qualifiées, souvent à tort, d'handicaps. Ce dernier point soulève un problème dû au phénomène globaliste et qui me semble bien triste : la personne est handicapée dès lors qu'elle n'a pas les moyens ou la motivation d'être assez agressive pour monter dans les rangs de la compétition du temps-travail productiviste. Pourtant, il suffit de placer telle personne dans un groupe plus restreint que celui du monde entier pour qu'elle se réjouisse d'avoir une place et d'être utile au groupe, lequel fonctionne par échange de qualités différentes et complémentaires selon les possibilités de chacun, ainsi que de savoirs ancestraux transmis par les générations. Enracinée dans la communauté, la personne si différente ne se sent pas rejetée ou diabolisée. 

C'est par ailleurs ainsi que certaines tribus fonctionnent. Chaque individu a sa place au sein du groupe. Quant à notre société... Elle se dit progressiste alors qu'elle cause des plaies qui ne guérissent pas, d'où la création toujours plus grande de compensations que j'appelle "pansements". C'est bien pour cette raison que la société usine du social, de l'assistanat et une pluie de médicaments pour calmer les esprits anxieux ou stressés ainsi que les maladies psychosomatiques. Bien que la mise en oeuvre de telles compensations soit alors nécessaire et respectable, force est de constater que ces politiques économiques dites "humanistes" créent des plaies tout en offrant une armée d'aides de toutes sortes qui creusent la dette publique financée par les citoyens. Cela ressemble à un fonctionnement contrebalancé par une forme de socialisme qui établit un système compensatoire, à savoir les dépenses colossales pour la Santé, le chômage et le handicap (ou "l'handicapisation" des personnes), tout en continuant de susciter des douleurs, des plaies. Ces pansements sans cesse renouvelés font désormais partie de la vie. Veillons donc à nous rendre malades pour soutenir les institutions. (ironie bien-sûr) 

Il était simple d'arrêter de faire saigner les âmes. Mais la simplicité n'est que l'apanage des humbles et non pas celui des orgueilleux, fiers de répandre leurs cultes. 


Ne nous mentons pas, n'excellons pas dans le déni. Soyons courageux. Soyons vrais. 


Mais qu'est-ce que la vie, après tout? La vie ne consiste-t-elle pas à la célébrer? Savons-nous au moins la contempler? N'est-il pas suffisant de nous contenter de vivre? De privilégier le bien-être de la personne et l'interaction humaine? Ne serait-il pas plus profitable de transformer le travail en une activité qui sert simplement le nécessaire vital? 


C'était là un bref aperçu de ma réflexion. Chaque point mérite de plus amples développements, lesquels je réserve à de futures publications. 



Voici d'autres vidéos que j'ai appréciées sur Ivan Illich et son oeuvre : 



https://youtu.be/-oF6ZslebXo




https://youtu.be/0AL97_wnAOQ




https://youtu.be/uYJboCFOpdY



Le site de Jean-Michel Djian

https://www.jeanmicheldjian.com/


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