Tuesday, 18 June 2019

Les personnes douées et lucides


...Quand le monde veut vous faire entrer dans des cases alors que votre esprit ne peut pas se laisser compresser



Mots clefs dans l'article: superréalisme,
doués, surdoués, Albert Jacquard, 
Ivan Illich, André Brahic, l'école une usine,
intégration des intelligences divergentes





Nous avons le devoir de le dire, l'annoncer, le dénoncer même, un certain nombre d'enfants et adultes doués et profondément lucides ont tendance à ramer pour se faire une place dans le monde. Combien vous diront qu'ils ne se sentent pas bienvenus ici-bas, ayant la sensation d'être comme des étrangers incompris ? 
Il serait grand temps que la société reconnaisse ces intelligences atypiques et qu'elle veille à leur intégration sociale (éducation et profession), cela sans essayer de les dénaturer. 

Je n'aime pas les cases et les étiquettes mais il faut bien que je leur donne un nom: les hyperlucides. 


Devant tel paradigme d'étrangeté et l'expérience du rejet connue par certains individus, vous ne serez peut-être pas étonnés s'ils décrètent qu'ils sont d'un autre monde. Auraient-ils préféré être sur une autre planète, dans un monde où les consciences sont plus évoluées? Certainement. Mais en attendant, il faudra apprendre à apprécier cette vie terrienne. Si nous sommes ici, ce n'est pas par hasard. 


Facile à dire, je sais. Si vous êtes actuellement en souffrance, vous avez peut-être du mal à croire qu'on puisse avoir une vie merveilleuse ici-bas. Mais même moi, en tant que E.T. (c'est une expression symbolique), j'y suis parvenue. J'avoue avoir relevé quelques défis, en croyant par moments que je ne serais jamais heureuse. Mais avec patience et persévérance, ma vie est devenue un beau rêve que je vis pleinement. 

Nous pouvons avoir grandi dans des environnements peu propices à notre réalisation personnelle, nous pouvons avoir été souffrants, énervés, marginalisés, restés sur le côté de la route de la société, il n'empêche que nous pouvons toujours nous mettre en marche, à petits pas, même un par jour. 
Quand bien même nous nous sentirions désolés de n'avoir point fait le nécessaire pour suivre des cursus qui correspondent à nos facultés, nous avons des ressources insoupçonnées. Nombreux sont les exemples de personnalités qui se sont fabriqué des vies extraordinaires sans diplômes universitaires. Elles ont démontré à quel point l'humain est capable d'imagination et de créativité... 

Quel que soit votre âge et votre situation, ne croyez pas que vous en êtes au ratage total. Ne l'oubliez pas, la vie a des ressources étonnantes, on peut compter dessus. Nous avons tous des ressources insoupçonnées. Il s'agit simplement d'accepter sa propre beauté intérieure, source de rectitude et de force d'âme. 
Grâce à cela, vous ne vous laisserez pas marcher sur les pieds et vous ne donnerez pas vos perles aux chiens et aux pourceaux, lesquels ne savent pas les apprécier. Ces derniers sauront juste écraser vos perles et vous les renvoyer à la face. 

Ne soyez pas des rêveurs frustrés ou des voyageurs en quête de fuite de la réalité. 
Parfois rêveurs, certains individus doués voire surdoués s'imaginent dans des métiers de pointe alors qu'ils n'ont pas les diplômes et la maîtrise des connaissances requises. Ils mettent leur énergie et leur pensée sur des idéaux qu'ils regardent de loin. Ce sont des rêveurs frustrés. À moins de percer en tant qu'autodidacte, entretenir des fantasmes n'est que perte de temps. 
Il est vraiment dommage de s'enfermer dans des fuites. Et dire que des gens passent leurs journées sur des jeux vidéo... 
Quand vous rencontrez telles personnes, vous vous dites qu'il serait temps qu'elles grandissent et qu'elles se fassent une vie, une vraie, au lieu de la penser. 
Et vous n'aurez pas tort. On comprend le désir de fuite, mais quand même... Quel gâchis!

J'aime le pragmatisme. J'avoue cependant que j'ai été un peu comme ces personnes. Dans le passé, j'ai rêvé de ce que je ne pouvais pas avoir. Cependant, motivée par des désirs de grandes réalisations, j'ai accompli des choses originales, par exemple l'écriture d'une pédagogie pour les collèges, que j'ai transmise à un conseiller du ministre de l'Éducation nationale, sur rendez-vous. De temps en temps, je faisais des petites choses audacieuses de ce genre. Et j'en ferai encore, car en tant que citoyens, nous ne devons pas nous gêner pour transmettre des idées pragmatiques... C'est même un devoir d'État. 

Rien de tel qu'une vie stable cela dit, notamment quand on la choisit ! En effet, on apprécie de savoir sur quoi compter. Les idées c'est chouette, ça peut servir aux autres, mais c'est un long travail qui ne reçoit point salaire, sauf quand on a le privilège d'en faire un métier. 

Alors que faire quand vous avez le don des bonnes idées, poussé par votre extraordinaire lucidité? 

Il est difficile à ces âmes d'aller s'ennuyer sur d'étroits rivages quand ils pourraient contempler de vastes et splendides paysages. 

Esprits vifs et passionnés, ils ont une énergie à revendre, des exigences élevées et l'inconvénient d'une mémoire émotionnelle forte. Ces propensions posent problème à ceux et celles qui sont bloqués dans de drôles de dilemmes pouvant être anxiogènes. Si les chevaux de l'intelligence ne sont pas canalisés, on sait ce que ça donne. Tant d'énergie avec comme base le sentiment amer de l'échec, c'est encore voué à l'échec. Ça tourne en rond. C'est contre-productif. 
Puis il y a cette tentation de faire des choses pour prouver qu'on est quand même quelqu'un de bien et qu'on n'est pas un raté ou un "branleur". Désolée, je parle cash comme on le fait entre potes. Pas d'hypocrisie ou d'air de sainte nitouche ici. 
D'abord, il faudrait se rendre compte qu'on n'a vraiment rien à prouver. On n'est pas né pour prouver quelque chose. Avoir à prouver... quelle tension ! Ce n'est pas reposant, c'est même maladif. Par contre, penser et agir dans un état de paix, c'est beaucoup mieux. Le ton de vos dialogues change, c'est comme une musique qui s'adoucit. 

Tout de même, que se passe-t-il quand on est mené par des états de frustration? J'observe les situations suivantes : 
Soit on fait un métier duquel on n'est franchement pas fier, du genre peut-mieux-faire, et l'on essaie de se justifier en se gonflant de par ailleurs, comme pour se rattraper, et l'on fait comme la grenouille qui se veut faire aussi grosse que le bœuf (allusion à la fable de La fontaine), soit on est chômeur, on traîne, et l'on dit que c'est la faute de la société ou de tous ces abrutis, etc. 
Ce sont des cas que l'on retrouve assez régulièrement chez les personnes douées mais qui vivent comme des sous-douées, si vous me passez l'expression. C'est une légère touche d'humour. 


Bref, je dirais qu'il n'y a pas que le monde professionnel dans la vie. Il y a l'amour aussi, nourriture non négligeable, il me semble. De plus en plus de bouquins et de vidéos YouTube vous disent qu'il suffit de vous aimer vous-même et que c'est bon, vous n'avez plus besoin de personne. Waw! Quelle trouvaille! Ce sont des génies, les gars (ironie, vous l'avez compris). Alors okay mais allez dire ça aux enfants qui apprennent chaque jour de leur existence qu'ils n'ont pas la permission d'être qui ils sont à leur manière, avec leurs dons, leurs perceptions, leur lucidité, leurs questionnements. À présent imaginez comment l'enfant "cassé" devient adulte... Il aura développé un système de croyances induit par l'incapacité de se faire aimer, coupable de ce qui n'est pourtant pas de sa faute. 
No comment. 

Alors apprendre à s'apprécier soi-même, oui, mais pas sans les autres. L'humain se construit en contact avec les autres, c'est un fait. 

Pour ma part, je me trouve être une bonne compagnie pour moi-même, je m'aime bien, pourtant je n'ai pas la prétention de devoir ou pouvoir vivre en autarcie. 


Vraiment, je crois que l'accueil de l'Autre tel qu'il est, c'est hyper important pour qu'il soit une âme debout. Chacun a besoin d'amour et de reconnaissance pour grandir. Et d'un cadre bien-sûr. Amour et autorité vont de pair. L'enfant attend cela pour qu'il apprenne à travailler en vue de développer sa quête. Il a besoin d'avoir confiance en lui et de se discipliner. 
Patience et persévérance toujours! Valeurs démodées n'est-ce pas! à l'heure où l'on fait croire que tout leur est apporté sur un plateau en quelques secondes. Ainsi ils réclament des droits et oublient le sens du devoir. 
La génération d'enfants gâtés ne fait pas bon ménage avec amour durable et relations sincères. 


L'écoute, le soin attentif, c'est primordial. Non seulement il y a des gens qui ne savent pas écouter (parce qu'ils veulent que ça aille dans leur sens ou bien parce qu'ils n'ont pas le temps, ou encore parce qu'ils n'ont pas appris), mais toute institution crée des cases, des étiquettes, des symboles (parfois erronés), des langages avec leurs limites, leurs mythes, superstitions et croyances. Alors dites-moi comment les enfants lucides et vifs d'esprit pourront trouver leur place dans ce bordel si ce n'est en se mentant à eux-mêmes? 
Comment faire semblant d'apprécier des idées illusoires? Dur dur... 

Yuval Noah Harari a très bien expliqué dans son livre "Sapiens: A Brief History of Humankind" quel était le berceau de notre humanité. Ce sont bel et bien des mythes (dont certains sont rocambolesques) qui ont organisé la sédentarisation des peuplades dans une espèce de tradition idéologique sur laquelle tout le monde s'accordait et se reconnaissait. Notre société vient de là et elle n'a pas encore coupé le cordon! À mon humble avis, elle a besoin de renaître. 
Je fais un bond dans l'histoire. Après le cartésianisme, le rationalisme qui analyse tout (l'analyse procède en disséquant les parties d'un tout) et rejette tout ce qu'on ne voit pas avec les yeux d'humain, le monde dit moderne est tombé dans le désenchantement. 
Désenchantement du monde? Oui, malheureusement et heureusement. 
Malheureusement, parce que la montée de la fragmentation, de l'individualisme, de l'image (médias) et du consumérisme sont devenus les nouveaux mythes de notre civilisation et ils ne font pas bon effet... Vous avez pu faire moult constats: perte du sens de la famille, de l'entraide, de la parole donnée, du respect des anciens, isolement des personnes, etc. D'autres idées? Continuez la liste. 
Si l'on résume cela en peu de mots, il s'agit de perte de sens tout court. L'ontologie du réel a du mal à se frayer un chemin dans un monde désormais superficiel et voué à mille divertissements inventés par des commerçants toujours plus astucieux. 
Heureusement, la perte de magie enchanteresse était peut-être un mal salutaire et inévitable. Il y a eu tellement d'abus commis par des autorités servant de surmoi aux braves consciences... Et elles existent encore. Il y avait trop de superstitions et pas assez de rationalité. 

Hommages à André Brahic (1942-2016), astrophysicien français, qui participa activement au réenchantement du monde grâce à la science qui nous émerveille et déconditionnera peu à peu les foules des superstitions et de l'obscurantisme. Enfin nous l'espérons. 


André Brahic

Ce qui nous intéresse ici, c'est que la société permette aux gens de développer leur propre intelligence et leur conscience, de manière à approfondir le lien à la vie, au monde, à soi. Je crois sincèrement que dans ce cas, un gain de sagesse serait possible. 

C'est cela l'avantage de l'individualité positive engendré par le mouvement des Lumières et de la Raison. Je me réfère ici à une forme d'individualisme qui n'est pas à confondre avec l'individualisme forcené. Il s'agit de la permission d'être soi: une conscience autonome et responsable. 

Et si l'on est un X-man, alors on est un X-man. Ceci est une métaphore et elle suggère qu'il est logique et juste de laisser vivre les humains avec leurs qualités et leurs forces mais aussi leurs limites du moment (rien n'est figé). Et justement, plus vous les forcerez à entrer dans des cases, plus vous les handicaperez. Même s'ils mettent un masque et tentent de se normaliser, même s'ils réussissent dans la vie et dans les apparences, ils bouillonnent à l'intérieur et ça finit par leur éclater au visage tôt ou tard. Le plus tard serait sur leur lit de mourant, à l'heure du bilan. 

Si nous sommes semblables par le génome Homo sapiens moderne, nous sommes cependant singuliers et donc uniques. 
N'essayez pas de copier les autres ou de croire en quelque chose sans avoir vérifié. Soyez chercheurs de vérité. C'est ainsi que l'on devient des hommes et femmes de conscience, prêts pour le grand réveil. 
Le monde pourrait ainsi se réenchanter... 


J'ai foi dans les gens qui ont une force d'âme assez grande pour être autonomes et honnêtes. Il s'agit d'une rectitude qui me plaît bien. Ils osent être seuls à avoir raison face à un groupe d'individus, et ils ne plient pas. L'abbé Pierre prônait telle posture. Ils nous y encourageait. 

Eh bien, les gens fragilisés par une vie de solitude à cause de leur lucidité et de leur intellect, même depuis l'enfance, ont de la chance dans le fond: ils finissent toujours, ou presque, par se redresser et se trouver bénis par la vie. L'équilibre revient en force et là, tout est possible. 

En attendant, ne nions pas les souffrances que sont les leurs. Il n'est pas rare que l'idée du "soulagement ultime" traverse l'esprit de certains d'entre eux: le suicide. Mettre fin à sa vie s'avère être une difficile décision, car toute personne est en droit de penser avec conviction qu'elle est quelqu'un de bien, d'extraordinaire et qu'elle porte en elle quelque chose de sacré. C'est pour cette raison qu'il est dommage de commettre le suicide. Dans le fond, le souffrant doit le savoir mais à un certain stade, la vie sur Terre lui semble intolérable et vouée à l'échec quoi qu'il en soit, notamment dans les domaines relationnel, affectif ou professionnel, ou encore les trois simultanément. 
Qui pourrait dire que tel ou tel mérite de disparaître? ou qu'une belle personne ne soit pas estimable? Pourtant, il semble que le monde ne veuille pas ou ne puisse pas reconnaître les qualités là où elles sont, puisque c'est la rentabilité du marché qui importe... C'est la capacité de chacun à s'adapter à la loi du marché qui est valorisée. Donner le temps aux enfants de s'initier à la vie, cela ne fait pas partie des priorités. C'est une vraie contradiction quand on pense que l'intelligence, c'est le savoir être et le savoir vivre! 
Le monde tel que nous le connaissons dans nos contrées dites "civilisées", vous demande de correspondre à des schémas qui ont été conçus pour une majorité qui rapporte... Encore une fois, nous sommes dans la rentabilité du marché. 

Je me souviens alors du très apprécié Ivan Illich (1926-2002), sociologie, scientifique et prêtre anticonformiste. Voici un de ses aphorismes: "L'école est une agence publicitaire qui nous fait croire que nous avons besoin de la société telle qu'elle est." (Une société sans école, 1971) 

Ivan Illich

Si j'avais des enfants, j'avoue que cela m'attristerait de limiter leur vie à la préparation perpétuelle du futur dans une usine à savoirs livresques, où ils sont évalués par rapport à leur capacité de répondre à ce qu'on leur impose. Leurs propres curiosités et questionnements seraient toujours remis au lendemain. 
Pas étonnant que certains s'amusent en classe au lieu d'être attentifs ou que d'autres s'y endorment. Peut-être aiment-ils apprendre, mais pas dans la contrainte scolaire (usine). 

Le problème qui survient est l'intégration sociale de ces divergents lucides. Des efforts sont à faire pour que toute personne se sente bienvenue dans la société et ait accès à une fonction qui ait du sens. Puis la société a besoin d'originaux et d'innovateurs. 

En attendant, de nos jours beaucoup de gens dont l'excellence est indéniable ne parviennent pas à se rendre utiles tout en gagnant un salaire. Ces minorités se débrouillent pour survivre, avec leur pensée divergente et un autre rapport à la vie, un sens de la vie qui ne correspond pas à l'idée généralement admise. Par exemple le monde des faux-semblants, l'obéissance aveugle, la combativité pour la survie individualiste au détriment de l'intérêt général. 

L'hyperlucide ne vous pose-t-il pas un défi avec cette interrogation: au nom de qui, au nom de quoi les humains font tout ce qu'ils font? Par qui les règles ont-elles été imposées pour que nous soyons obligés de les suivre et oublier qui nous sommes?
Il est peut-être plus facile d'oublier qui l'on est, pour certaines personnes, mais cet exercice est bien difficile pour un être qui aime le sens, la profondeur, la vérité, animé par la passion de la vie. Il sent que la vie l'appelle, la vraie. Mais où aller dans ce cas? 


Albert Jacquard (1925-2013), célèbre généticien et humaniste français, prenait la défense des laissés-pour-compte de la société (termes qu'il employait). Il a exprimé l'urgente nécessité d'innover dans tout le système éducatif, et il a remis en cause les dogmes sur la définition de l'intelligence. 

Albert Jacquard

Son interview 
"On est en train de sélectionner les gens les plus dangereux" :

Son discours "la vraie intelligence" :


Alors n'oublions pas: la société, c'est nous! Chacun à notre mesure, nous pouvons agir dans nos communes, en nous insérant dans la politique, l'organisation des écoles, des collèges, des entreprises, etc. 


Masque social, compétition, comparaison, normalité, homogénéité, peur de soi, peur de l'Autre... ce sont de vils facteurs anxiogènes qui ne feront pas grandir l'Homo sapiens
Par contre, sagesse et science sont des vecteurs souhaitables d'évolution. La lucidité et le réalisme (ou superréalisme) sont à mon avis les principales postures à enseigner avant de bourrer le crâne aux gens dès leurs plus jeunes années. Forcer des individus à "bouffer" du savoir standardisé, ça n'a jamais rendu personne intelligent. C'est bien connu. Idriss Aberkane fournit beaucoup d'arguments allant dans ce sens dans son ouvrage "Libérez votre cerveau - Traité de neurosagesse pour changer l'école et la société". 


Les vrais intelligents sont des chercheurs, des aventuriers de l'esprit, ils osent le doute pour aller plus loin dans la quête de vérité sur l'Univers, l'espace, le temps et le sens de l'existence. 

Pourvu que nous sachions aussi regarder au-delà des apparences et aiguiser notre regard sur la vie, conscients de nos impacts sur notre environnement, proche et lointain. Tout est relié. 


Pour conclure, je dirai simplement que, si vous vous trouvez parmi la minorité, si vous avez l'impression d'être un "alien", j'espère que vous ne vous nourrirez pas de haine ou de rancunes, voire de désirs de vengeance salée envers les gens qui ne vous ont pas compris, voire démolis. Car en vous nourrissant de haine, vous vous vengez sur vous-mêmes, causant des dégâts sur votre santé mentale et physique à la longue. 
Laissez ces gens derrière, je ne sais où dans les oubliettes, et "move on" comme on dit chez les anglophones (avance, va de l'avant). 
En réussissant votre vie, en devenant des gens joyeux et épanouis, ça peut en faire chier plus d'un. Leur salissure n'est pas votre problème. À chacun sa croix ! 

Les Homo sapiens sont ce qu'ils sont, et l'on fait avec, de près ou de loin, sans se confondre avec les autres. 
J'estime que l'on doit être soi, sans concessions. Ceux qui se laissent glisser dans le monde des concessions sont corrompus. Ils marchent bizarrement, un peu comme s'ils avaient mal au derrière... Ils en prennent l'habitude. 
Mais si vous savez rester intègres jusqu'au bout, vous êtes un don pour l'humanité. 


Enfin, une question mérite d'être exposée. Est-il possible que des individus aient déjà muté vers une nouvelle espèce? À vous de me le dire. Personnellement, je pense qu'il existe un groupe d'individus assez différents pour considérer telle possibilité. Il se peut que ce soient des individus peu intéressés par le système de récompense ou encore le mimétisme des désirs et besoins. 

Quoi qu'il en soit, il existe une force intrinsèque de la personne autonome, lucide et consciencieuse: le courage. Et si le prix à payer est d'être seul et pauvre, alors ainsi soit-il. "So be it". Après tout, un sage avait dit: 
"A quoi bon vouloir gagner le monde si vous venez à perdre votre âme?"

Mais je suis certaine qu'on n'est pas seul. Si vous avez aligné votre esprit et votre âme, vous êtes dans la rectitude. Et si vous êtes dans la rectitude, la roue de la Providence tournera en votre faveur. Vous tomberez sur des gens qui vous ressemblent. 
Louis Pasteur disait "la chance favorise les esprits préparés". N'est-ce pas vrai? Une condition s'impose cependant: il est nécessaire d'être à l'écoute de son instinct et de son intuition, et de se mettre en mouvement pour aider les choses à venir à soi. 

"Aide-toi et le Ciel t'aidera". 



Lynn Silvia de Curral ©2019 Droits d'auteur réservés


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Petit mot supplémentaire

Lorsque j'ai tapé les mots-clés "je ne suis pas de cette planète" sur internet, quelques sites présentaient des articles, parmi lesquels j'ai sélectionné celui-ci, que vous pourrez visionner en cliquant sur ce lien: 


Cet article a quelque chose de passionnant: l'esprit critique, vif, créatif et analyste. Un ton vindicatif par moments. 

Enfin, voici quelque chose de joliment dit par le même auteur : 


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