Tuesday, 28 May 2019

Vivre ma différence - Bref résumé de ma vie


Au beau milieu du monde humain, il est des gens qui ont parfois la sensation d'être des observateurs extérieurs, comme s'ils étaient venus d'ailleurs. C'est mon cas et ça l'a toujours été, depuis ma petite enfance. 

Déjà à 5 ans, première année d'intégration à la maternelle, je m'asseyais sur un banc pendant un moment et je regardais les autres dans la cour. Ils me semblaient étrangers. Je les analysais trait par trait pour tenter de les comprendre et d'être en interaction avec eux. J'enregistrais un tas d'informations dans mon cerveau, je systématisais, j'imitais dans ma tête. 
Je n'avais pas tort de les observer de la sorte, remarque, car certains me paraissaient vraiment suspects: ils transpiraient de bonheur et d'insouciance, ils étaient capables de faire ce qu'on leur disait sans faire d'histoires, sans se questionner sur la valeur des exercices et protocoles tout tracés qui étaient imposés. 

Moi par contre, je me prenais des claques de temps en temps. Dès la rentrée, la "maîtresse" m'avait ainsi accueillie. Je n'écoutais rien puis je me disais "Pourquoi comme ci et pas comme ça?", puis "Et si j'ai envie qu'on me laisse tranquille pour user de mon imagination en prenant mon temps?". 


En grandissant, je trouvais étonnant d'observer en quelque sorte la robotisation de la personne. Quel est le sens de tout ça? m'interrogeais-je. Ensuite, arrivée au collège, ce n'était pas mieux... C'était usant. 

Mais ne vous inquiétez pas, j'arrivais toujours à trouver une ou deux braves copines quand même (ou c'étaient elles qui me trouvaient). 



Bref. J'étais si bien dans ma chambre avec mes bouquins, mes instruments de musique, mes rêvasseries. Apprendre, apprendre, c'est chouette. Tu lis des encyclos et tu te passes de l'école. Je n'aurais pas été contre. 



Quelque chose en moi me disait que j'avais une âme, des dons, des capacités, une autonomie, puis patatras, je me suis vautrée, car y avait personne pour me donner la main, m'aider à me canaliser, m'écouter, m'aider à m'exprimer. La grande frustration, quoi. Et c'est vrai, j'avais tendance à me courber légèrement le dos, rentrant les épaules comme pour me cacher. Je me sentais si coupable pendant longtemps. J'avais échoué à imiter les autres et à me faire aimer. 

Puis que faire quand on n'entre pas dans les cases? C'est surtout cette question qui me taraude, comme à bien d'autres. 



Voici la bonne nouvelle : 

Aujourd'hui je suis devenue une femme véritablement enracinée, équilibrée et sans culpabilité aucune. Cette dernière est partie aux toilettes et j'ai tiré la chasse. Bon voyage, bon vent ! C'est grâce à des démarches psychanalytiques que j'ai pu mettre des mots sur mes vieux démons et les laisser partir. J'ai pu faire le deuil des problèmes familiaux et de toute charge émotionnelle qui avait rendu la vie complexe. Ma méthode psychanalytique est directe et fait parler l'inconscient. Je divulguerai des travaux à ce sujet. 
Après tel allègement, mes capacités intellectuelles fonctionnaient mieux, ma mémoire et mon attention devenaient plus performantes. En même temps, je me sentais plus légère et j'étais prête à reconnaître mes qualités. 
Et mon dos est devenu droit, mes épaules ouvertes. Je me suis redressée, alors en avant. En avant! comme disait toujours sœur Emmanuelle. 


Je souhaite partager avec vous un fait indéniable sur l'identité marquée dès l'enfance : l'enfant ne ment pas. S'il dit ou montre qu'il est de telle ou telle nature, c'est que c'est vrai. N'essayez pas de le changer!
L'enfant que vous avez été vous parle encore. Lorsque vous acceptez votre équilibre naturel, vital, profond et puissant, c'est une sorte d'épuration qui vous confirme finalement les pensées et intuitions de l'enfant que vous avez été. 
La vie le veut ainsi, elle veut vivre à travers votre singularité. On ne va quand même pas s'y opposer! Il faut bien des gens différents et originaux dans le monde. Sinon on va carrément s'ennuyer. 
Et cela, je le préconise à toute personne voulant faire la paix totale avec soi et avec la vie. Et avec Dieu si vous avez la foi. 

Quand on a foi en la vie et en soi, tout devient possible. On a envie de se donner des défis à réaliser, des choses peu ordinaires pour mieux vivre l'ordinaire. Parfois il suffit de peu et de l'essentiel. Saint Augustin disait "le bonheur c'est de continuer à désirer ce qu'on possède". 
Si vous avez des rêves à réaliser, des projets de vie que vous sentez dans vos tripes, foncez. Foncez avant de devenir vieux avant l'âge et d'avoir des regrets sur votre lit de mort. Certes, il faut du courage et de la persévérance pour suivre les désirs de son cœur. Mais tout est possible à celui qui croit et s'investit. 

Eleanor Roosevelt disait "vous devez réaliser les choses que vous pensez ne pas pouvoir faire" ("You must do the things you think you cannot do"). Si en votre for intérieur l'idée est là et qu'elle persiste, c'est qu'il s'agit de quelque chose que vous pouvez réaliser si vous vous donnez les moyens d'y arriver. Et surtout, il s'agit de quelque chose qui vous fait sentir vivant et enthousiaste. 

J'ai réalisé un de mes rêves : quitter le sud de la France pour aller vivre en Bretagne. Il m'a fallu un bon sens de l'organisation et de la conviction. À présent je suis comblée, j'ai tout ce que je voulais. Cela fait quelques années que je vis mon rêve. 

De toute façon, je ne sais pas m'empêcher de réaliser les projets que j'ai en tête. Quand j'ai une idée, ce n'est pas pour rien. Tôt ou tard elle se concrétise. J'avoue que parfois la Providence donne des coups de pouce. 

Auparavant, je voulais créer des conférences. C'est chose faite également. J'ai organisé des animations en faveur de la promotion des talents différents et divergents, avec quelques amis, des gens honorables qui m'ont fait confiance et me font toujours confiance. 
Les rencontres ont notamment porté sur les hauts potentiels intellectuels, "zèbres", et l'Homo sapiens... Ces événements ont trouvé un public pour la plupart de nos manifestations et c'est une expérience qui m'a beaucoup appris. Cela pourra être utile dans le futur...

Il y a également eu une proposition pédagogique que j'ai écrite, dans le but de la transmettre au ministère de l'Education. C'était destiné à l'organisation pédagogique des collèges. J'ai su attirer l'attention pour être appelée et avoir des rendez-vous sur place, à Paris, auprès d'un conseiller du Ministre.

Parfois, les convictions nous portent. C'est ce que je ressens à chaque fois que je travaille sur un nouveau projet. A chaque fois que j'ai une conviction, j'agis. Il y a quand même des périodes plus ordinaires où je prends le temps pour moi. C'est comme un temps de "vide". Dans ces périodes-là, c'est travail et temps libres. Dans les temps libres, je profite de la beauté des côtes bretonnes et des petits sites pittoresques. Des réflexions, des notes, ça par contre, c'est permanent. 

A ce jour, je suis en train de mettre en œuvre un projet que j'ai à l'esprit depuis longtemps. Une fois ce projet prêt et lancé, je pourrai m'exposer davantage à ce sujet. Parallèlement je donne des cours de français et d'anglais.


Tout compte fait, c'est de se sentir bien vivant et en paix. Je trouve qu'il est plus facile d'être spirituellement proche de la mort que de la vie quand on a pour dieu l'argent et le matérialisme. Nous avons trop de prétentions et nous fonctionnons plus ou moins inconsciemment sous la peur de ne pas être à la hauteur. Quand c'est ainsi, on ne s'appartient pas, on joue un rôle. Soyons donc libres d'être, ne soyons pas esclaves de ce que pensent les autres avec leur limites, voire leur médiocrité. Surtout qu'ils s'en foutent de votre vie, ils sont déjà très occupés avec la leur.
A chacun donc de suivre son cœur et son instinct. Veillons à savoir penser par soi-même. N'oublions pas que dans la société d'aujourd'hui, nous sommes encore à l'école de l'obéissance.

Ne pas faire de théories ou de spéculations sur la vie, que ce soit des idéaux ou de la morale, c'est une résolution que j'essaie aussi d'appliquer. Ce que je préfère, c'est ce qui va de la pensée à l'action qui s'intègre dans le monde réel. Simplicité et pragmatisme sont les mots clefs. 

Puis ne nous prenons pas trop au sérieux. J'aime bien l'esprit britannique à ce propos. L'humour, c'est sacré ! :)






Enfin, j'ai un aphorisme : 
"Les plus faibles sont les plus forts."

Ce principe rappelle l'attribut de l'eau car celle-ci n'a aucune solidité: à son état naturel elle s'adapte à tous les milieux sans résistance, parce qu'elle n'a aucune forme et qu'elle peut prendre toutes les formes. L'eau est la plus grande force de la Nature. 
Symboliquement, il y a une analogie avec les paradigmes de la conscience humaine. 
Paramètres observés : pureté et détachement. C'est bon pour les esprits autonomes!


Avril 2019






Lynn à Vannes en 2011, Bretagne
Je venais de la librairie du centre, d'où le sac que certains lecteurs peuvent éventuellement reconnaître.

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