Wednesday, 22 April 2020

Le vide existentiel qu'on ressent à l'intérieur


Le vide existentiel qui peut nous habiter semble être une habitude que nous pouvons minimiser, puisque ce vide est si normal chez les humains de notre société. Si normal qu'il ne faudrait pas chercher à l'expliquer, mais plutôt à le fuir en multipliant les activités, conquêtes matérielles, stratégies de divertissement ou d'échappatoire  et, dans beaucoup de cas, la souscription à des addictions plus ou moins lourdes (tabac, alcool, drogue, monde virtuel, jeux vidéos, sexe). Sur le plan psychologique, il existe aussi la dépendance affective, l'urgence d'être avec un partenaire qui va combler nos vides. Après des années où nous accumulons tout ce que nous voulions posséder, nous nous apercevons un jour que le vide est toujours là. Comment cela se fait-il?


Ce vide ardent du désert, est-il si normal? Est-il naturel de se sentir vide? 

Pour faire simple, 
Ce vide, c'est l'absence de sens. Et le sens est dans la racine de la vie même. Et la racine, c'est l'âme. Et l'âme vient de Dieu. 
Tant que nous ne l'acceptons pas, nous sentons ce vide. 

Ainsi la vie d'une personne est comparable à une maison qui n'est pas occupée. Comme elle n'est pas occupée, tout peut y entrer, et pas les choses les meilleures. 
Nous aurons beau parcourir le monde, acheter des choses, cumuler des biens, des relations, des stratégies d'esquive, nous ressentirons toujours ce vide. Nous aurons la sensation qu'il nous manque quelque chose. 

Comment alors ne plus se sentir vide? 
En l'emplissant de présence, en laissant entrer l'esprit dans notre maison. En nous incarnant dans notre corps pleinement, par l'esprit. Ainsi notre âme sera vivante, parce qu'elle sera reliée, reliée à sa source.  

Ainsi nous ne nous sentons plus vides. Notre maison sera occupée par la paix, la joie et la lumière. Cet état est mieux ressenti qu'expliqué. Mais quand on voit sa propre maison pleine de présence, on reconnaît la provenance et on a confiance dans le présent.

On peut encore se détourner de cette présence et vouloir essayer autre chose. Puis le vide ardent revient.  



Dans la parabole de la maison inoccupée, Jésus-Christ disait: 
Lorsque l'esprit impur est sorti d'un homme, il va par des lieux arides, cherchant du repos, et il n'en trouve point. Alors celui-ci dit: "Je retournerai dans ma maison d'où je suis sorti"; et, quand il arrive, il la trouve vide, balayée et ornée. Il s'en va, et il prend avec lui sept autres esprits plus méchants que lui; ils entrent dans la maison, s'y établissent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première. (Matthieu 12:43-45)

Ce passage illustre bien le cas de la maison vide, inoccupée. L'habitant n'a pas choisi de quoi il veut qu'elle soit faite à l'intérieur. Il n'a pas pris une décision ferme sur la qualité de vie qu'il veut dans cette maison. Alors, indécis, il est le spectateur passif de ce qui s'y déroulera. Soit rien, le vide, soit pire. Le pire serait ses propres démons intérieurs, psychologiques, ses névroses d'antan par exemple. Les méandres de son cerveau qu'il passe le temps à explorer ou à fuir dans les activités puis les addictions. 
Mieux vaut le vide que l'enfer. Mais le vide peut être un ardent désert. 

C'est là qu'il faut se faire tout petit et reconnaître sa misère, et demander à nouveau l'esprit lumineux dans la maison. Alors celle-ci s'emplit à nouveau d'une douce lumière. Si la maison est bâtie sur le roc, elle est solidement fondée, et l'on ne sait plus ce que signifie la sensation de vide. On vit dans la complétude et la paix. 

Voici donc une sage parole de Jésus : 

Quiconque entend ces paroles que je dis et les met en pratique, sera semblable à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc.
La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont jetés contre cette maison: elle n'est point tombée, parce qu'elle était fondée sur le roc.
Mais quiconque entend ces paroles que je dis, et ne les met pas en pratique, sera semblable à un homme insensé qui a bâti sa maison sur le sable.
La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et ont battu cette maison: elle est tombée, et sa ruine a été grande.
(Matthieu 7: 24-27)


Enfin, tout ce que je dis là, toute personne peut le mettre à l'épreuve. Tournons-nous vers le Roi du Ciel, demandons-lui de nous manifester la vérité et l'amour qu'il a pour nous. Demandons jusqu'à recevoir la réponse de notre vie. Ca ne coûte rien et, si nous sommes sincères, nous voyons alors le changement quand il doit parvenir. 

Lorsque notre maison est faite de présence de l'esprit et que nous la bâtissons sur le roc, le royaume est à nous. Nous y sommes et continuons d'y veiller. 

Personnellement, j'y veille, même si la condition humaine ne rend pas la chose facile. Je veux toujours tourner les yeux vers ce Ciel intérieur. Je ne sais jamais si je suis assez digne, peut-être ne le saurai-je jamais au cours de cette vie terrestre, mais je ne quitte pas de vue cette lumière salvatrice en laquelle je peux remettre mes faiblesses ou mes fautes d'orgueil. Je demande toujours à cet esprit bienveillant qui est plus haut que moi, car il est la vie. 
Il y a parfois une bataille, des hauts et des bas, malgré tout. Mais l'amour l'emportera. 



"Au commencement était le Verbe..." 




Image credits https://www.thestatesman.com/opinion/are-light-and-god-the-same-1502619093.html

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