Thursday, 22 October 2020

Un feu dans le ciel

Crépuscule flamboyant d'un soir d'automne
22 octobre 2020


C'est un privilège pour les esprits contemplatifs que de s'étonner chaque jour de la rondeur de l'astre suspendu dans le ciel, cette lune qui réfléchit les rayons obliques de notre étoile. 

Quand vous êtes à cet état de contemplation, vous savez alors qu'il y a de la vie en vous, le lien perpétuel qui se renouvelle et s'épure à chaque instant. Tout nous paraît alors sous un jour nouveau et nous ne tombons jamais dans le gouffre obscur du sentiment de routine.

Quand tout semble toujours une renaissance, nous ne vivons pas dans des acquis, l'esprit avachi sur le canapé de la paresse, mais notre esprit est manifestement habité par un feu à la fois tranquille et pétillant. 

Prenons garde à ce qu'il ne s'éteigne pas.


Non, rien n'est acquis. Agir et penser comme des gens blasés au royaume des acquis figés nous rendrait trop mécaniques et superficiels. La mécanique a quelque chose d'inexorablement automate et programmable. C'est mortifère pour la vie de l'esprit. 

Il semble naturel et bon de se toujours laisser inspirer par les beautés simples d'une Terre qui fait toujours le même tour sur elle-même et qui pourtant offre à ses enfants des moments uniques à chaque instant. Des temps précieux quand on le veut bien. 


À réfléchir tant de fois sur les choses de l'Univers, je conclus souvent par cette formule :

"L'Univers semble être une œuvre d'art, une symphonie poétique, par ses lumières spectrales, ses proportions sphériques, son grain semé en terre qui meurt et crée tout un monde de parfums et de couleurs à partir de presque rien, une peinture vivante engendrée par un principe aussi naturel que parfait !" 


Les yeux tournés vers le ciel, une pensée s'élève, tel un souhait : 

"Que me soient donnés des yeux toujours ouverts pour que je ne sois pas aveugle." 


À chacun son souhait. 




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